vendredi 27 janvier 2012
"Sherlock Holmes : Jeu d'ombres"
A voir, très sympa.
"Mémoires imaginaires de Marilyn" Norman Mailer
Bof...
samedi 21 janvier 2012
L'enfer
Que se passe-t-il dans cette vie de Sushi?
Le week-end dernier j'ai approché l'enfer, j'y suis même rentré et j'y suis resté plus de trois jours.
Jeudi soir je rentre du travail, fatigué après une dure semaine. J'ouvre la porte mon père est dans la cuisine, je n'ai pas l'accueil l'habituel. Il est là debout le regard dans le vide sans réaction. Je note cela mais épuisé je n'y prête pas attention. Je me change et je commence à préparer le repas. Nous passons à table et là il s'assoit à côté de la chaise et tombe. Il n'a rien heureusement. Pendant toute la soirée il est là mais absent le regard ailleurs, il ne lit pas le journal du jour que j'ai apporté, ne regarde pas la télé. Bien sûr cela m'inquiète, j'ai l'impression de voir sa soeur, et en plus il se ressemble tellement physiquement. Trois heure du matin mon père se lève pour aller aux toilettes, tout à coup j'entend un bruit, je me précipite il est de nouveau tombé dans les toilettes. Il n'a rien mais impossible de le lever, il est aussi grand que moi et son corps ne le soutien plus, il n'arrive à faire aucun effort, je vais mettre plus d'une quarante minutes pour le lever. Je ne dors pas de toute la nuit, l'oreille tendue.
Vendredi je me lève tôt, je vais au marcher, je fais une machine de linge, j'ai beau répéter à mon père de se lever, de prendre sa douche, de se préparer, il ne bouge pas. Enfin 11h45 il bouge, j'arrive à le doucher et l'habiller, mais il marche difficilement et respire mal. Il est toujours ailleurs répond avec de simple oui mais sans conviction. J'appelle le généraliste (que je n'apprécie pas du tout) lui explique tout les problèmes, il prescrit simplement un antibiotique à donner s'il a de la fièvre. La journée passe, il a besoin de moi pour se lever du lit ou du fauteuil… Il ne mange pas beaucoup aux repas, alors qu'il a toujours fait de bons repas. Et ensuite la nuit va de nouveau être difficile, il va se lever quatre fois, je ne vous décrirai pas les détails mais j'ai du laver trois fois les toilettes et une fois la salle de bain… Je ne dors pas de la nuit. Samedi la matinée est difficile, j'arrive à le lever uniquement pour le déjeuner. Il est toujours dans le vague, ailleurs. De nouveau des catastrophes dans les toilettes mais pires… Dans l'après-midi il a un peu de fièvre, et est incapable de se lever et de marcher, je suis obligé de le porter. Vers 17h je vais le voir, il a uriné dans son lit, il ne m'a pas appelé. Sa seule réponse je n'ai pas fait dans le lit, j'ai fait dans la culotte… En pleurs je le lève et le porte à la salle de bain, je l'assoie sur un tabouret. C'est un poids mort je n'arrive pas le déshabiller, je n'en peux plus. Je craque en larmes je vais chercher la voisine, elle m'aide à le dévêtir, je le lave au gant, pas sous la douche j'ai peur qu'il tombe. Elle m'aide à l'habiller et nous le portons dans le salon sur le fauteuil. Elle me conseille d'appeler le médecin et de le faire hospitaliser que je ne peux pas faire tout ça.
J'appelle le médecin, laisse un message. Il me rappelle une quinzaine de minutes après, je lui explique qu'il est comme paralysé des membres inférieurs et ne peut plus se déplacer, que je le porte. Sa seule réponse après le traitement antibiotique ça va passer. Abruti et je fais comment moi?
J'essai de le faire manger, mais il ne grignote rien. Je le ramène de la cuisine vers le salon dans le fauteuil vers 21h30 et là il se baisse pour s'assoir bien trop tôt, je le retient mais il tombe quand même. L'alarme se déclenche et le standard appelle, je suis au sol à côté de lui, on me demande si ça va, je dis que non, je vous envoie des secours, oui… Je reste à côté de lui, et il communique un peu mieux il est plus lucide, comme si le choc l'avait réveillé. Les pompiers arrivent et le transportent à l'hôpital. Je vais resté jusqu'à 3 heure du matin pour voir le médecin. Son état est stable, pas d'inquiétude. Je lui parle de son absence pendant ces derniers jours, de ces problèmes cognitifs.
Heureusement aujourd'hui il va un peu mieux, il est plus lucide, parle bien même s'il oublie tout, comme d'habitude. Il arrive à se lever et marche un peu avec les kinés. Je suis soulagé.
Mais quel va être l'avenir… Tout d'abord une clinique de convalescence, j'espère la même que la dernière fois, car elle était bien et puis ça le perturbera moins aussi d'être dans un lieu qu'il connait déjà.
Et après? Si ça recommence, il est seul toute la journée, moi je suis au travail. Je ne peux plus gérer tout ça, je suis fatigué, je n'ai plus de vie. En même temps le placer dans une maison de retraite serait sans doute mieux pour lui, il serait entouré. Mais j'ai l'impression de l'abandonner… Je ne sais que penser…
Pour l'instant direction l'hôpital.
vendredi 6 janvier 2012
" Dans les forêts de Sibérie " Sylvain Tesson
Sylvain Tesson a trouvé une méthode pour se réconcilier avec lui-même et avec le monde. Il va passer six mois dans une cabane en Sibérie au bord du lac Baïkal, à la recherche du bonheur, seul, avec pour seuls compagnons la nature et les livres.
Ce livre est donc sont carnet de bord. Sa vie est réduite à des gestes vitaux, couper du bois, tirer de l'eau, pêcher le poisson, préparer ses repas. Et tout cela est entrecoupé par des périodes de repos, de contemplation du monde qui l'entoure, des promenades, la lecture et l'écriture. Quelques visites viennent interrompre sa vie, l'occasion de discuter et de boire de la vodka.
Avec une écriture élégante, limpide Sylvain Tesson nous narre son séjour, son enchantement face à la nature et ses murmures, ses éblouissements dans la contemplation, et ses réflexions. Ces quelques mois seul avec lui-même, son ermitage lui ont permis de trouver une harmonie, un apaisement et une liberté intérieure en analysant l'existence de l'homme dans le monde contemporain.
Sylvain Tesson écrit un superbe récit emprunt d'émerveillement, d'humour, et parfois de gravité sur son parcourt qui le rend attachant et, il nous emporte avec joie et délice au bord du lac Baïkal.
"Les livres sont des icônes"
"La présence des autres affadit le monde. La solitude est cette conquête qui vous rend jouissance des choses."
"Ne pas s'installer, toujours osciller de l'une à l'autre extrémité du spectre des sensations."
"S'asseoir devant la fenêtre le thé à la main, laisser infuser les heures, offrir au paysage de décliner ses nuances, ne plus penser à rien et soudain saisir l'idée qui passe, la jeter sur le carnet de notes."
"S'installer dans le réduit d'une hutte sibérienne, c'est gagner la bataille contre l'ensevelissement sous le tombereau des objets."
"La lune rhinocéros qui de sa corne d'ivoire blesse la nuit couleur d'Afrique."
"Les lacs exhalent une atmosphère mélancolique parce que les esprits y maraudent en vase clos, ruminant leur chagrin."
"Je guette le clair-obscur, les tremblements de la lumière et non plus les métamorphoses du rivage."
"J'ai rêvé à cette vie. Aujourd'hui, je la goüte comme un accomplissement ordinaire."
"Le silence me revient, l'immense silence qui n'est pas l'absence de bruit mais la disparition de tout interlocuteur.
"Le non-agir aiguise la perception de toute chose."
"Rien ne vaut la solitude. Pour être parfaitement heureux, il me manque quelqu'un à qui l'expliquer."
"Les marbrures de la glace, la banquise explosée, l'armée des pins sous le fardeau de la neige et les draperies de granit noir composent sur la toile du ciel un tableau de souffrance."
"Il y a une jouissance à tenir en ordre son intérieur."
"Rien ne me manque de ma vie d'avant. Cette évidence me traverse alors que j'étale du miel sur les blinis."
"Penser à ce qu'aurait pu être cette journée si mon être chéri, la seule personne sur cette terre qui me manque même quand elle est prés de moi, avait daigné être là."
"Le défilement de l'espace leur donne l'illusion du ralentissement du temps."
" Aimer c'est reconnaître la valeur de ce qu'on ne pourra jamais connaître. Et non pas célébrer son propre reflet dans le visage d'un semblable."
"Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas. Accusez-vous vous même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesse."
"Nous sommes toujours en retard de vivre. Le temps n'offre pas de deuxième chance. La vie se joue à un coup."
"La contemplation, c'est le mot que les gens malins donnent à la paresse."
"Plus on connait les choses, plus elles deviennent belles."
"Il est bon de savoir que dans une forêt du monde, là-bas, il est une cabane où quelque chose est possible, situé pas trop loin du bonheur de vivre."
"La vie consiste à tenir le coup entre la mort des êtres chers."
mardi 3 janvier 2012
Il se passe de drôle de choses dans les chambres des Palaces
Ces cinq jours et demi de vacances m'ont fait un bien fou. J'ai bien pu profiter de Paris et de mes amis.
Dans le désordre, sans ordre chronologique j'ai pu voir mes amis les plus précieux,
mon Petit Coeur, quelques heures seulement pour une expo,
S. pour une soirée à un spectacle et un déjeuner,
Anastasia et son mari,
et bien sûr le Bel et Sombre Etranger.
Parlons de lui justement.
Je suis donc arrivé à Paris le mardi en début d'après-midi. Et j'ai logé deux nuits dans un grand hôtel car Anastasia recevait sa mère jusqu'à jeudi matin. Et je n'ai pas voulu les déranger même s'il y avait de la place pour moi. Donc j'ai logé dans un palace où il y avait un spa et j'avais accès à la piscine et au hammam. Et j'en ai bien profité matin et soir. C'était mon cadeau de Noël.
Donc mercredi j'avais rendez-vous avec mon Bel et Sombre Etranger à 10h30 pour passer la journée ensemble. Nous nous sommes donc promener dans Paris, avons déjeuner puis en milieu d'après midi nous sommes retourner à l'hôtel pour aller à la piscine, car je savais qu'il aimait bien nager, il y va d'ailleurs toutes les semaines. Nous nous sommes changer dans la chambre - la suite je devrait écrire car elle faisait entre 45 et 50 m2 - puis revêtus des peignoirs de l'hôtel nous sommes descendus à la piscine. Il n'y avait personne, elle était pour nous seuls. Nous avons bien nagé discuté puis nous avons ensuite passé une demi heure au hammam sous une délicieuse chaleur avec des senteurs huiles essentielles d'agrumes.
Nous avons passé un super moment de détente. De retour dans la chambre, toujours enveloppé dans nos peignoirs mon Bel et Sombre Etranger c'est approché de moi, j'ai vu son regard changer, ses jolis yeux marrons se foncer, et il m'a embrasser. Quel délice de sentir le goût et la douceur de ses lèvres sur les miennes. J'ai murmurer "Non s'il te plait" et il m'a répondu " Je sais mais j'en avais envie"… Puis nous nous sommes allongés sur le lit et nous avons parlé d'autre chose avant de ressortir nous balader.
Mon Bel et Sombre Etranger est très gentil, très beau, très séduisant du haut de ses 1m85. Le seul problème est qu'il est en couple…
C'est pour cela que même si j'avais très envie de l'embrasser, pour moi il y avait une barrière même si je ne connais pas son ami.
J'ai apprécier ce baiser que j'ai écourté, car j'en avais envie, et ce n'est pas moi qui en ai eu l'initiative, c'est lui qui l'a prise donc j'ai éprouvé un certain plaisir à être désirer. Et aussi cette nouvelle sensation d'être plus petit que l'autre, je ne mesure que 1m80, d'éprouver une sorte de protection, l'autre est là, plus grand et vous protège en quelque sorte, un rempart. Que c'est rassurant et agréable! J'ai adoré cette sensation nouvelle pour moi. Et puis surtout un premier baiser depuis quatre et demi, j'en avais presque oublié la sensation, et comme je l'ai déjà écrit le gout et la douceur de ses lèvres… Mon Bel et Sombre Etranger…
C'est vrai qu'il est très séduisant, je pourrai en tomber amoureux, sans doute pas comme je l'ai été de mon Petit Coeur, ou bien de l'amour tout à fait différent que j'éprouve pour S. Mais l'aimer d'un autre amour. Tout aussi beau.
Mais je me suis retenu, car comme je l'ai dit il est en couple. Et même si je ne connais pas son ami, pour moi c'est un obstacle. Si je n'avais pas su cela je pense que je me serai abandonné à ses baisers et pourquoi pas à plus… Il en avait envie m'a-t-il dit, envie d'un baiser, envie de plus? Nous n'en avons pas parler. En même temps on peut se dire qu'un baiser n'engage en rien, que ce n'est pas forcement tromper son ami. Ne serait-il donc pas fidèle? Ou éprouve-t-il réellement quelque chose pour moi?
J'aurais pu simplement profiter de ce moment, sans me poser de questions, sans réfléchir, en oubliant d'être raisonnable. Et vivre simplement ce dont j'avais envie. Je me pose trop de questions, je suis trop sérieux. Il faudrait que j'arrive à m'oublier, me lâcher, à profiter tout simplement…
Et pour la petite histoire drôle, quand nous étions allongés en peignoir sur l'immense lit, on frappe à la porte, c'est l'homme de service qui venait pour changer une ampoule défectueuse. Je lui ai ouvert la porte et il est rentré tout gêné de voir deux hommes en peignoir en milieu d'après midi dont un allongé sur le lit. Il a changé l'ampoule côté salon sans plus se retourner vers le lit. J'ai bien ri, il a du imaginer des choses. Si seulement son imagination avait pu être réelle.
Et voilà dimanche soir il a fallu rentrer. Vous me manquez tous…
Lundi j'ai repris le travail, une grosse journée avec pas trop de motivation. Et le soir diner en famille avec mon frère.
Il s'est donc occupé de notre père pendant mon absence, il a trouvé ça dure et fatigant. J'en profite pour lui demander de venir un week-end par mois pour que je puisse partir et souffler un peu. Il ne peut pas, il a du travail, des rendez-vous, il ne peut pas se libérer un vendredi en février. Il n'a pas eu de vacances. Et la semaine en Suisse en Aout? Et moi? Je m'énerve alors je suis garde malade toute l'année, je viens d'avoir trois semaines de vacances en novembre je me suis occupé de papa, et j'aurai été moins fatigué en travaillant. Donc je dois attendre Noël l'année prochaine pour pouvoir partir un week-end? Je lui ai fait remarqué que lui quand il rentrait il avait une famille, une femme deux enfants, moi j'ai quoi, rien, mes seuls amis sont à Paris.
J'ai abrégé la conversation, je ne lui ai plus adressé la parole, oui ou non de temps en temps et c'est tout.
Tout cela me fatigue, j'ai l'impression d'être dans un troue noir et de ne pas en voir la fin. J'ai l'impression que ma liberté ne se fera, et je n'aime pas penser cela, qu'avec le départ de mon père, dans une maison de retraite ou pire…
dimanche 1 janvier 2012
Bonne Année 2012
dimanche 25 décembre 2011
Un joli cadeau
Pour ce Noël, passé seul avec mon père, je n'ai pas eu de cadeau. Mais je l'ai gâté, il a été très content et tout gêné de ne pas m'en avoir fait (en même temps comment aurait-il pu le pauvre). Cela ne m'embête pas et j'ai été content de le voir heureux, même si une heure après il avait oublié. Quand à moi je me gâte suffisamment tout seul au court de l'année, et je n'ai besoin de rien.
Par contre cette nuit j'ai eu un beau cadeau, un rêve. Merveilleux. Oui j'ai fait un joli rêve et je m'en souviens, il est encore présent.
Une magnifique journée ensoleillée, je suis en voiture avec mon Petit Coeur, nous roulons en cabriolé dans la campagne, il est là assis à côté de moi, souriant, tout beau, tout bronzé, bien coiffé, et nous rions. Puis nous sortons d'une jolie maison où nous venons de manger, toujours souriant et heureux, deux dames attablées dehors sous une tonnelle, nous regardent et nous sourient, heureuse de voir notre joie de vivre. Puis nous repartons en voiture sous le soleil dans la campagne.
Je n'avais pas rêver de mon Petit Coeur depuis bien longtemps. Cela m'a fait très plaisir de le revoir, ne serait-ce qu'en rêve.
Ca m'a rappeler nos escapades dans le Luberon, en Italie ou ailleurs. Des moments heureux, des moments de bonheur.
samedi 24 décembre 2011
JOYEUX NOEL !!!!
vendredi 23 décembre 2011
" Hugo Cabret " de Martin Scorsese
Du grand cinéma pour un superbe conte de Noël.
vendredi 16 décembre 2011
" Shame "
"Shame" est un film tout simplement ennuyeux! C'est bien filmé, les acteurs jouent bien mais il n'y a rien. Le réalisateur ne sait pas où il va, il essaie d'analyser une névrose, imposer une morale mais au final aucun des sujets n'est entièrement traité. Les personnages ont une psychologie superficielle, on ne sait rien d'eux au début et à peine plus à la fin. On n'arrive pas à être en empathie avec ce héros qui n'arrive pas à aimer et souffre d'une addiction sexuelle au point de ne trouver plus aucun plaisir dans la jouissance.
A noter par contre une excellente bande son et une superbe reprise de "New-York New-York" sur un rythme original et très émouvant.
dimanche 11 décembre 2011
Et non, et oui…
Deux fois cette semaine "Vous êtes fils unique? Parce que je vous vois seul vous occuper de votre père." Et bien non j'ai un frère mais il habite "loin"…
J'aimerai être moins seul, pouvoir être soutenu mais pas uniquement par un coup de fil par semaine. Surtout cette semaine où j'ai du gérer la recherche d'une nouvelle auxiliaire de vie pour mon père. Cela a l'air d'être sur la bonne voie, mardi je vais confirmer.
Et aussi mes problèmes de santé. Vendredi j'ai passé un scanner, et le résultat n'est pas fameux. Un énorme calcul est coincé dans le bassinet et ne peut pas sortir par l'uretère car il est trop gros. Donc il bouge et se déplace et parfois bouche le canal et empêche l'évacuation. En plus de cela il y a trois kystes et pas deux, et le troisième ne semble pas beau… Donc voilà il faut que je retourne voir l'urologue, et là je ne vais pas pouvoir avant janvier. J'espère que d'ici là je n'aurai pas trop mal.
Heureusement S est venu me voir. C'est la première fois qu'on passe autant de temps ensemble, trois jours d'habitude c'est une journée, et ces trois jours m'ont semblé bien courts. Il est tellement gentil, prévenant, sensible, il a toujours une main tendu pour tous. J'aime son côté positif. On s'entend tellement bien. Il me manque.
Enfin demain il faut retourner travailler… Heureusement deux semaines seulement et je suis encore en vacances.
samedi 10 décembre 2011
"Carnage" de Roman Polanski
Dans un huis-clos, Roman Polanski va filmer ses personnages dans une unité d'espace et de temps comme une tragédie antique. Il met en scène deux couples qui se rencontrent pour régler un différent entre leurs fils dont l'un a blessé l'autre.
La réunion démarre sous des rapports cordiaux, mais les personnages vont basculer d'un état de calme et de relations civilisées dans une tension proche de la guerre quand le vernis social s'écaille, et chacun va "vomir" sa bile (jeux de mots). Polanski analyse donc ce ciment qui est la courtoisie et les faux-semblants qui rendent possible les relations humaines, jusqu'au moment où celui craque et les vrais caractères et travers de chacun apparaissent.
Les quatre acteurs sont excellents et servent magistralement les dialogues incisifs et subtils, c'est presque du Woody Allen. Le seul regret est que le film s'arrête brusquement, c'est un peu frustrant. Mais on passe un excellent moment!
jeudi 8 décembre 2011
Enfin un peu de vacances !
Cette deuxième semaine de vacances a été comme un grand souffle de joie.
S est venu me voir, il avait pris trois jours de congés pour cela en sachant que je ne travaillais pas. Il est arrivé lundi en fin de matinée et est reparti mercredi en fin d'après midi.
S est un amour, d'une gentillesse incroyable j'adore passer des moments avec lui. Je ne suis pas parti en vacances mais ces trois jours avec lui m'ont fait un bien fou. Heureusement que je l'ai !
Nous nous sommes promenés, nous avons beaucoup parlé et partagé. Il a découvert ma ville et un petit peu la région. Il a sympathisé avec mon père qui l'a beaucoup apprécié.
Il m'a donné beaucoup de force, et je suis prêt pour attaque le travail lundi. Surtout en sachant que je ne vais travailler que 15 jours, avec une garde, et après j'ai de nouveau une semaine de vacances pour les fêtes. Et je vais m'envoler pour Paris quelques jours. Je pourrai revoir S, mon Petit Coeur, Anastasia avec qui je passerai le 31 et sans doute mon Bel et Sombre Inconnu. Peut-être le Papa du plus Beau Chat du Monde, iZabelle. Le planning va être chargé…
" Intouchables "
mercredi 7 décembre 2011
" Le Chat Potté "
samedi 3 décembre 2011
"Autoportrait de l'auteur en coureur de fond" Haruki Murakami
Murakami nous présente un carnet de bord de sa vie d'écrivain mais surtout de sa vie de coureur. Au fil des pages l'homme se dessine, se dévoile délicatement tout en douceur et en sagesse.
Après avoir dirigé un club de jazz, Murakami se consacre à l'écriture. Cette activité sédentaire le pousse à pratiquer la course à pied pour garder la forme physique. Mais il va s'y consacrer très sérieusement en courant six fois par semaine et en participant à des marathons à travers le monde.
L'auteur va analyser avec minutie ses pensées et son corps face aux épreuves de la course, ses joies et ses souffrances. C'est un écrivain qui écrit et analyse son activité sportive avec talent. Et même s'il n'écrit pratiquement que sur cela, son récit nous dévoile parfaitement l'auteur. Murakami apparait donc comme un homme méticuleux, avec une incroyable volonté mais surtout une simplicité, une humilité et une sagesse toute bouddhiste.
"De chaque échec, de chaque bonheur, j'essaie de tirer une leçon concrète (qu'importe qu'elle soit minuscule)".
Courir est pour lui un moyen de se retrouver seul avec lui-même, de laisser son esprit divaguer, de penser à rien et après de se sentir bien, vidé, apaisé (et c'est pour cela que je cours moi aussi).
"Le désir d'être seul ne m'a pas quitté. Ce qui explique pourquoi l'heure durant laquelle je cours me permet de conserver mon temps de silence, le temps qui m'appartient, à mon sens indispensable pour me maintenir en bonne santé mentale."
Murakami réussi à faire un superbe parallèle entre la course à pied et l'écriture.
Bien sûr nous sommes loin de l'univers et l'écriture oniriques de ses romans, mais l'intérêt est ailleurs surtout quand le lecteur court aussi.
"Rien dans le monde réel n'est aussi beau que les illusions d'un homme sur le point de perdre conscience."
"On ne peut éviter d'avoir mal, il dépend de soi de souffrir ou non."
"Se consumer au mieux à l'intérieur de ses limites individuelles, voilà le principe fondamental de la course."
Octobre 2005 Murakami était à Cambridge et Boston Massachusetts, moi aussi j'aurais pu le croiser...
vendredi 2 décembre 2011
" The Lady " de Luc Besson
Magnifique !
Tout va bien
Tout va bien ou presque.
Jeudi j'ai donc eu mon rendez-vous chez l'urologue. Je lui ai décrit les faits, répondu à ses questions, il a pratiqué une nouvelle échographie. Et conclusion il s'agit bien de calculs rénaux qui ont provoqué tout ça.
Donc rien d'inquiétant, mais il m'a prescrit un scanner pour voir s'il reste d'autres calculs et éventuellement prévenir une crise de colique néphrétique comme l'année dernière.
Bon tout cela est rassurant, il n'y a rien de grave, j'espère par contre ne pas avoir à subir un jour prochain une colique néphrétique, c'est horrible vraiment trop douloureux, cette impression que l'on va mourir sans pouvoir imaginer que l'on va aller mieux tellement la douleur est forte et insupportable.
Je vais peut-être terminer mes vacances plus tranquillement.
mardi 29 novembre 2011
Après pierre noire, pierre rouge
Décidément je ne suis pas fait pour être en vacances.
Donc cela fait 9 mois que je n'ai pas pris de vacances. Et bien sûr comme je dois m'occuper de mon père je ne peux pas m'absenter.
En plus de cela il faut que je recherche un nouvel organisme pour avoir une auxiliaire de vie qui puisse venir 3 heures trois fois par semaine pour le stimuler un peu et le surveiller pendant qu'il prend sa douche. Suite à la mauvaise surprise de l'aide qui venait depuis septembre (voir billet précédent).
Bref j'essai de gérer ça, j'ai trouver une autre société, qui a l'air compétente (soit dit en passant l'autre aussi avait l'air compétente) rendez-vous est pris pour le vendredi 9 décembre. On verra j'espère que ce sera les bons.
Ce matin j'ai prévenu mon frère du rdv, en lui demandant de passer, je préférerai ne pas être seul. Ce vendredi là il a un rdv à Lille, qui n'est pas confirmé, mais s'il l'est il ne pourra pas venir… Merci C'est trop gentil.
Ca m'a un peu énervé, je ne lui ai même pas parlé de mes problèmes qui me stressent.
Depuis jeudi, dernier jour de travail, je ne suis pas bien… En fait depuis jeudi matin j'urine du sang. Mais je n'ai aucune douleur, pas de brulure, pas de température, rien. Je suis en forme. Mais toutes mes mictions ont la couleur du Beaujolais nouveau. Vendredi matin j'ai donc fait un examen d'urine, et dans l'après-midi j'ai pris un antibiotique. Les urines sont passées au rouge Bordeaux, jusqu'à samedi elles ont gardé cette couleur et sont redevenues claires à partir de l'après midi. Le résultat de l'analyse, mise à part la présente d'une hématurie très importante, il n'y a rien. J'ai consulté une amie de fac qui est médecin, il y a plusieurs pistes. Donc lundi j'ai pratiqué une échographie de la vessie et des reins. Les résultats sont à la foi rassurants et inquiétants.
Il n'y a pas de polypes dans la vessie, pas de calculs dans les reins (mais ils sont peut-être passés) donc c'est bien. Mais les bassinets des reins sont dilatés, ce qui est étrange, mais cela pourrait être congénital. Et autre "détail" il y a deux kystes sur le rein gauche, d'aspect banal, donc rien d'inquiétant. Mais tout cela n'explique pas tout ce sang que j'ai évacué pendant deux jours et demi. Mon amie est rassurante pour elle, il n'y a rien de grave. Mais elle préfère que je consulte un urologue par sécurité. J'ai rendez-vous jeudi.
J'angoisse et je stresse un peu. Il ne me manquait plus que ça pour s'ajouter aux autres soucis.
En même temps comme je me sentais bien physiquement, je suis quand même allé courir vendredi et lundi matin. Ca me fait du bien de courir pour ne penser à rien et déconnecter des soucis (en partie bien sûr) me concentrer sur ma foulée et ma respiration. Demain j'y retourne!
Voilà après le week-end marqué d'une pierre noire, un autre marqué d'une pierre rouge (petit jeu de mot pour remonter le moral).
"L'Art d'aimer" d'Emmanuel Mouret
L'auteur fait un parallèle entre la musique et le moment où l'on tombe amoureux. A cet instant une musique particulière nait en nous et elle est différente pour chacun. En partant de cette idée il va étudier la sexualité et le sentiment amoureux dans "L'Art d'aimer" par de petites séquences indépendantes.
Le film est à la fois drôle, burlesque mais c'est aussi une étude sur l'amour. Les acteurs s'en donnent à coeur joie et apportent une dynamique au film. Même s'il n'est pas marquant on passe un bon moment.
Et puis aussi le musée Cernuschi… Et la musique de Brahms… La symphonie N°3 de Brahms, le même mouvement qui rythme "Aimez-vous Brahms?" de Anatole Litvak avec Ingrid Bergman et Yves Montant, d'après le roman de Françoise Sagan.














