mercredi 1 juillet 2009
« Firmin » Sam Savage
Firmin est l’autobiographie d’un grignoteur de livres. Grignoteur au sens propre comme au figuré car Firmin est un rat. Oui un rat de bibliothèque qui mange les livres et aussi qui les lit. Firmin nait en 1961 dans le sous-sol d’une librairie de Scollay Square à Boston. Il est le treizième et dernier de la portée. Ses débuts dans la vie sont difficiles, il est malingre car il n’a pas souvent accès aux mamelles de sa mère. Il va se retourner et grignoter les livres puis se mettre à les lire. Se retrouvant seul il va vivre entre la librairie et le cinéma Rialto. Firmin est un rat intelligent friand de littérature et de cinéma. Il adore les films de Fred Astaire et Ginger Rogers et aussi les films plus légers avec des « mignonnes » qui passent après minuit…
Sam Savage, jeune auteur, c’est son premier roman, d’une soixantaine d’années, écrit avec un style simple et rempli d’humour les aventures de ce rat, du libraire et de l’auteur de sciences fictions qui habite au premier étage. Il raconte aussi la fin de ce quartier de Boston en pleine mutation et voué à la destruction. Un roman remplie d’humour et aussi de tristesse sur un monde qui change, mais cela reste drôle.
samedi 27 juin 2009
« Partie de pêche au Yémen » Paul Torday
Un cheik yéménite dont le sport favori est la pêche au saumon, veut créer une rivière à saumon au Yémen. Il faut savoir que les saumons vivent dans des eaux fraiches et voyagent entre les océans et la rivière qui les a vus naitre. Il faut aussi savoir que le Yémen est un pays désertique. Le docteur Alfred Jones, biologiste, se retrouve enrôlé bien malgré lui dans ce projet. D’abord retissant il va se passionner pour cette introduction du saumon dans les wadis du Yémen, avec toutes les difficultés biologiques et techniques que cela entraine. Le flegmatique docteur Jones va devoir évoluer dans des intrigues politiques, terroristes et régler les problèmes de son mariage.
« Partie de pêche au Yémen » est un roman à l’humour
anglais, l’histoire est cocasse et tire sur la farce, on sourit et on passe un
agréable moment, sans plus.
lundi 22 juin 2009
Fin des vacances
Et oui, voilà c’est la fin des vacances ! Une semaine cela passe vite quand même. Et je dois dire qu’après 18 mois de travail j’avais complètement oublié que les vacances finalement c’est bien ! Même si je ne suis pas parti, même si je n’ai rien fait de particulier, même si mon père m’a fait tourner en bourrique, j’ai bien apprécié de ne pas travailler.
Donc voilà déjà une étape de franchie, le fait d’avoir pris des vacances, soit dit en passant imposées par mes patrons.
C’est vrai que pendant ces 18 mois je me suis acharné à travailler pour oublier mes problèmes familiaux, la mauvaise santé de mon père qui malheureusement ne va pas en s’arrangeant et tout simplement pour m’oublier moi, ce refus je ne dirai pas de vivre mais plutôt de profiter de la vie. Ce rejet des personnes que j’apprécie et qui font partie de moi pour toujours quelques soient les chemins de la vie. Je me suis acharné contre mon bonheur, contre le bonheur tout simple d’être avec les personnes qu’on apprécie. Ce sentiment de vouloir fuir son bonheur, de le détruire consciencieusement d’éliminer tout ce qui pourrai rendre heureux. Tout cela en fait je crois pour que le bonheur passé puisse exister toujours en se disant que le bonheur est là et que rien ne pourra le remplacer. Que cette lumière est unique qu’elle a illuminé ma vie un temps mais voilà une telle lumière ne s’allume malheureusement qu’une seule fois dans nos brèves vies.
Et ce sentiment de solitude… J’ai toujours été très solitaire, donc je m’en accommode très bien. Mais on ne peut rien contre ce sentiment de solitude et paradoxalement plus on se sent seul plus on recherche cet isolement. Mais comme je l’ai écrit cela ne me dérange pas et puis en même temps j’ai une vie sociale et j’ai quelques amis, peu mais fidèles. Donc finalement je ne suis pas si reclus que ça. Simplement ma vie se limite à sa simple expression, elle est basique, un travail, des livres, des films, de la musique. Cela me suffit je n’en demande pas plus, je suis heureux comme cela, même si « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » comme l’a écrit Lamartine.
Quand j’y pense, bientôt je vais écrire un nouveau chiffre… Tous ces mois, toutes ces années ont coulé entre mes doigts comme de l’eau… Gaspillé à jamais, mais je ne regrette pas, car c’était un choix simplement pour le bonheur d’autrui.
Et aujourd’hui le téléphone sonne et je vois ta photo, mon cœur se serre. Pour une fois il n’est pas éteint, ou il n’est pas dans mon casier au travail. Je réponds avec appréhension et joie… Ta voix que j’entends, pas sur un répondeur, là directement, tu me parles, je réponds. Tu évoques des souvenirs, le blanc manger… ce délicieux dessert dégusté le premier soir de nos premières vacances dans ce fameux restaurant Le Fournil à Bonnieux… Que dire, qu’écrire… Et ce sandwich que tu vas manger chez Khai Tri tout de suite, là aussi un souvenir… On ne pense qu’à manger…
Que de bons moments avons-nous passés avant que je ne gâche tout. Une chanson joue sur iTunes pendant que j’écris… Mon alter égo…
Rencontre avec…
Hier soir j’ai fait une belle rencontre. Oui j’ai rencontré un beau gosse, qui se prénomme Gossbeau. Non n’imaginez rien il s’agit simplement d’un lecteur, plus précisément l’ami de Fiuuu.
J’ai passé véritablement une excellente soirée.
Bref il est vrai que j’avais quand même un peu d’appréhension de rencontrer un inconnu, même si nous avions échangé des commentaires sur les blogs, des courriels et plusieurs fois chatté sur Internet. En l’accueillant à l’aéroport, je l’ai de suite reconnu malgré la minuscule photo que j’avais vu où il portait en plus des lunettes de soleil. Le contact est vite bien passé, je dois dire que Gossbeau m’a mis de suite en confiance. En dépit de cela j’ai réussi à m’égarer dans le labyrinthe de la sortie de l’aéroport qui avait encore changé depuis que j’étais venu l’année dernière.
Gossbeau est charmant, plein de joie de vivre, de gayté, d’humour, et d’amour pour son Fiuuu. C’est beau de voir tant d’amour. Et en plus très poli et courtois il m’a rajeuni de 6 ans HEHE. La soirée fut donc très agréable à parler de tout et de rien, de la vie, des amours, des vacances, du travail. C’est amusant quand même moi qui suis très timide et réservé j’ai réussi quand même à beaucoup parler de moi… C’est étonnant ! Voilà le charme d’un Gossbeau, ce n’est pas Fiuuu qui me contredira.
Voila tout cela autour d’un petit repas simple et bon, avec un dessert gourmand quand même, mais une ambiance un peu bruyante due à la fête de la musique. Le retour à l’hôtel a été amusant quand le Gossbeau a failli finir dans les geôles humides d’un caillou…
Je suis content d’avoir rencontré une personne très agréable,
honnête et vraie.
vendredi 19 juin 2009
Une belle journée dans l’arrière pays
Aujourd’hui j’ai passé une bien agréable journée avec Bri et son mari. Un bon déjeuner autour de la piscine avec en entrée une tourte aux blettes, des petites tomates farcies, des poivrons, des courgettes et des aubergines grillés, ensuite de la polenta et des gambas grillées un vrai régal, suivi de fromages et pour dessert des petits gâteaux du pâtissier et des mini-clafoutis aux brugnons que j’avais fait le matin. OUF c’était un régal.
Et toujours d’agréables conversations sur un peu tous les sujets et notamment l’art, les musées et les voyages car le mari de Bri est peintre. Et bien sûr avec le chien adorable toujours en quêtes de caresses et les deux chats.
Nous avons fait ensuite un petit tour à Grasse pour faire deux achats et au retour une ballade le long du canal avec le toutou. Que c’était agréable…
jeudi 18 juin 2009
Taboulé
Pour le repas de ce soir un taboulé maison, bien frais, avec de la menthe bien parfumée. Idéal pour rafraichir la soirée.
mercredi 17 juin 2009
« Le canapé rouge » Michèle Lesbre
L’héroïne et narratrice du livre, Anne, voyage à bord du
transsibérien pour rejoindre un ancien amour, Gyl, qui n’a plus donné signe de
vie depuis plusieurs mois. Celui-ci tente de reconstruire sa vie au bord du lac
Baïkal. Ce long voyage va être, une introspection, Anne va réfléchir sur le
sens de ce voyage, se souvenir de son passé, de Clémence Barrot, sa voisine du
dessous, une vieille dame à qui elle fait la lecture sur son canapé rouge et
qu’elle a prise en affection. Anne va nous montrer le charme de cette campagne
russe, les chants, la musique, le jeu des enfants. En fait désespérée elle
recherche cet homme qu’elle a aimé, ce voyage jusqu’à Gyl et ses lectures sur le
canapé rouge de Clémence vont la rendre sereine et lui permettre d’affronter
une nouvelle vie en acceptant ce passé. Mais c’est aussi l’histoire
bouleversante de Clémence qui est en train de perdre la mémoire et qui va vers
un dernier rendez-vous avec son amour qu’elle a perdu à l’âge de 18 ans.
Ce petit récit très court est donc au final assez calme malgré ce long voyage lointain, mais le but n’est pas de nous bousculer, simplement il va nous transporter intérieurement par des rencontres et des désirs.
Il est simplement rempli de mélancolie, pas de tristesse et, la fin d’une grande beauté romanesque nous fait revivre. Et l’écriture de Michèle Lesbre est magnifique, simple et remplie de charme, d’une grande douceur.
« Presque aussitôt les gamins étaient revenus, petite
armée multicolore, chacun tenant son cerf-volant sur la poitrine comme un
bouclier. Ils s'étaient éparpillés sur la berge et avaient lancé dans le ciel
devenu presque rouge une nuée de papillons géants qui se mirent à planer
au-dessus de nous. Peu après, la mère m'avait expliqué que Gyl en avait
fabriqué un à chaque enfant du village, que tout le monde l'aimait. ».
« Je cherchais à comprendre en quoi ce voyage était
différent, je convenais qu’il n’était plus porté par ce qu’il l’avait initié
mais par autre chose, quelque chose qui m’obligeait à admettre qu’il s’agissait
de moi seule. »
mardi 16 juin 2009
« Un mariage de rêve »
Dans les années 30, un jeune anglais de bonne famille, John Whittaker épouse à Monaco Larita une américaine, passionnée de courses automobiles. Le couple rentre au manoir familial où Larita est présentée à sa belle famille et sa belle-mère autoritaire…
Ce film est une comédie très légère avec un humour britannique, loufoque à souhait, une farce et en même temps une satire sociale. Les personnages sont bien campés avec des dialogues drôles bien ciselés, les acteurs principaux et secondaires sont tous excellents et bien filmés dans un décor purement britannique. Le titre anglais du film est quand même plus juste et représentatif du film « Easy virtue ». Sans oublier une bande son très amusante avec une version jazzy de « Sex bomb » très sympathique.
Mais je m’attendais quand même à mieux de la part du réalisateur de « Priscilla, folle du désert ». Une bonne comédie mais que l’on oublie vite une fois sorti.
lundi 15 juin 2009
« Les déferlantes » Claudie Gallay
L’héroïne et narratrice de ce roman est une femme de quarante, qui est employée par le centre ornithologique pour compter les oiseaux près de La Hague. C’est dans ce décor beau et rude à la fois qu’elle essaie de fuir un passé douloureux. Mais d’autres histoires vont resurgir du passé de ces lieux avec l’arrivé de Lambert. Il recherche toujours une explication à la mort de ses parents et de son jeune frère quarante ans plus tôt. Les haines, les jalousies, les rancœurs du passé sont toujours là et vont déferler, avec le vieux Théo, l’ancien gardien du phare, sa femme, sa fille Lilli, qui s’occupe du bar du village, la vielle Nan folle et sorcière. Il y a aussi Raphaël, le sculpteur qui recherche à retranscrire le désir dans ses œuvres, et sa sœur, Morgane, belle et provocante, et Max le simplet amoureux de celle-ci.
« Les déferlantes » est un roman froid et triste qui ce déroule dans un bout du monde, on a l’impression que ce lieux est un recueil de tous les arriérés et des blessés de la vie. C’est une histoire de solitudes, lente avec une ambiance singulière où les évènements vont arriver, déferler comme le ressac. Ces personnages meurtris par leur passé sont bien étudiés et intéressants dans une histoire remplie de désespoir et de noirceur.
L’écriture est une suite de phrases courtes sans style et sans élégance, par moment on a même l’impression que ce français n’est pas correct… En même temps ce style haché représente bien l’état d’esprit de ces personnages perdus et torturés. Et l’absence de repères dans le temps comme des dates, des âges, des époques donne un petit côté mystérieux à notre reconstitution de l’énigme. Un roman intéressant malgré tout qui mêle à la fois une histoire d’amour et une intrigue policière.
"Les sentiments amoureux… Qu’est-ce qui fait que l’on s’éprend, comme ça, au premier regard, sans jamais s’être vu avant ? Il y a des rencontres qui se font et d’autres, toutes les autres qui nous échappent, nous sommes tellement inattentifs… Parfois, nous croisons quelqu’un, il suffit de quelques mots échangés, et nous savons que nous avons à vivre quelque chose d’essentiel ensemble. Mais il suffit d’un rien pour que ses choses là ne se passent pas et que chacun poursuive sa route de son côté."
samedi 13 juin 2009
Voilà
Je suis en vacances pour une semaine...
vendredi 12 juin 2009
« Departures » de Yojiro Takita
Daigo Kobayashi vient de réaliser son rêve, il est violoncelliste dans un orchestre de Tokyo. Mais l’ensemble est dissout. Daigo se retrouve donc sans travail et avec un violoncelle acheté à crédit. Il décide donc avec sa femme de retourner vivre dans sa ville d’enfance où il a hérité de la maison de sa mère. Daigo répond à une annonce pour un travail qui propose un emploi d’aide aux départs. Il s’agit en réalité d’un poste d’assistant dans une entreprise de pompes funèbres et non d’une agence de voyage comme il croit. Daigo va accepter l’offre par nécessité financière, sans rien dévoiler à son épouse. Il va donc s’occuper de la préparation des morts et de la mise en bière.
Que dire ? Seulement que ce film est magnifique et qu’il mérite l’Oscar du meilleur film étranger qu’il a reçu. Ce sujet grave et triste des cérémonies funéraires, de la mort, tabou au Japon, est admirablement traité par le réalisateur, YojiroTakita. Tout en douceur et en pudeur, avec beaucoup d’humour, d’amour et surtout un grand humanisme mais aussi de la tristesse et de la nostalgie. Plus de deux heures de grâce où l’on passe du sourire aux larmes. Et je dois avouer que j’ai pleuré… Sans oublier la magnifique interprétation de Masahiro Motoki à la fois burlesque, grave, sérieux et profondément touchant, mais aussi celle des autres comédiens, ils sont tous éblouissants. Les personnages évoluent tout au long du film, Daigo, son employeur, sa femme, et ne sont pas statiques, ce sont des êtres vivants qui vont vivre, changer et grandir sous nos yeux. Même les mises en bière aux quelles on assiste sont toutes différentes d’abord documentaire d’ethnologie, elles deviennent pittoresques, romanesques. La qualité de ce film tient aussi sur le fait qu’il aborde différemment le sujet de la vie et de la mort, de l’amour, de la puissance de l’amour sur la mort. Mais « Departures » n’est pas seulement un film sur la mort, mais aussi sur la vie, sur la famille, la rencontre et la découverte de l’autre. Toute l’élégance nippone est là.
Un chef d’œuvre à ne pas manquer !
dimanche 7 juin 2009
Bientôt J – 7
La semaine dernière j’ai donc appris que je serai en vacances samedi prochain pour une semaine – vacances que je n’ai pas demandées. Mais bon c’était prendre ces vacances ou bien se les faire payer. J’ai quand même préféré les prendre.
Pendant ces 18 mois de travail sans vacances je n’ai pas
ressenti de fatigue, ou très rarement. Mais là depuis que je sais que je vais être
en repos pendant une semaine, je me sens épuisé. J’ai l’impression d’être au
bout du rouleau. Je n’ai qu’une hâte, ne rien faire. Même si je sais qu’après
trois jours de congés, le train train entre mon père et sa sœur va profondément
m’agacer. Mais bon j’aurai du temps pour moi, pour lire, aller au cinéma, me
balader, courir et un peu de plage aussi. Je ne vais pas me plaindre !
mardi 2 juin 2009
« Les falsificateurs » Antoine Bello
Un jeune islandais de 23 ans, Sliv Dartunghuver, qui vient d’avoir son diplôme de géographe, se fait engager par le cabinet d’études environnementales Baldur, Furuset & Thorberg, mais aussi par une organisation secrète et mystérieuse le CFR (Consortium de Falsification du Réel). Le but de cette organisation internationale est de falsifier le réel. En modifiant des rapports, des archives, en supprimant ou en élaborant des preuves, elle va créer une nouvelle réalité. Sliv accepte cette mission sans connaître la finalité de cette société secrète. Pour son premier dossier il va inventer une peuplade de Bochimans dans le désert du Kalahari.
Mais quel est le but du CFR ? Les dossiers traités
s’occupent aussi bien de peuples en péril, d’histoires, de littérature, d’art,
de politique, d’économie… La finalité est-elle pour plus de justice, de paix,
pour le bien de l’humanité ? Et d’où vient le financement ? Sliv excelle dans l’écriture des scénarios
pour modifier la véracité historique, mais il s’interroge et veut comprendre. Jusqu’au
jour où il commet une erreur…
Avec un héro solitaire et un style narratif simple et vivant mais efficace, Antoine Bello écrit un roman à suspens à la limite du réel. En effet nous ne sommes pas loin des peurs de nos sociétés actuelles où la manipulation peut être si facile avec cet afflux d’informations.
samedi 30 mai 2009
Horaires
Aujourd’hui je viens de recevoir les horaires des trois premières semaines de juin, ce n’est pas trop tôt ! Et je suis un peu énervé !
La semaine prochaine je travaille tous les jours avec des
heures sup – ça ne me dérange pas trop, mais des horaires vraiment bouche trou –
ça ça me dérange : des matinées où je commence à 11h d’autres jours avec
des poses déjeuner à 15h30, enfin du grand n’importe quoi, la semaine qui suit c’est
à peu près la même chose mais en moins pire. Et ensuite on m’impose une semaine
de vacances… Et pour la dernière semaine de juin c’est le mystère on ne sait
pas.
vendredi 29 mai 2009
...
jeudi 21 mai 2009
Une journée bien remplie
Finalement j’ai appris mercredi matin qu’on ne travaillait pas aujourd’hui, je trouve ça un peu idiots car c’était le moment d’ouvrir, il y a du potentiel en ce moment. Mais bon je ne suis pas le patron, et cela m’a fait un jour de congés de plus, je ne vais pas me plaindre.
Bref aujourd’hui je n’ai pas arrêté et c’est très bien. Mon frère est arrivé hier soir avec sa petite famille. Ce matin je me suis donc levé tôt pour préparer un poulet aux pousses de bambou. Je l’ai laissé mariner et je suis allé faire mon footing. Puis je l'ai cuisiné en rentrant et j’ai aussi préparé des muffins avec des pépites de chocolat pour manger avec les fraises. En milieu d’après midi les enfants sont allés faire leurs devoirs et j’en ai profité pour traîner sur Internet et parler un petit moment avec Gossbeau. C’était bien agréable et très sympathique. Ensuite retour à la famille avec une petite promenade et une agréable soirée tous ensemble.
Une bien jolie journée !
mardi 19 mai 2009
« La chaussure sur le toit » Vincent Delecroix
Le personnage principal de ce roman, ou plutôt de ces nouvelles mais pas tout à fait, est une chaussure comme le titre l’indique.
Ce roman est écrit comme des nouvelles indépendantes mais pas autant que cela car des personnages principaux dans l’une se retrouvent secondaires ou figurants dans une autre. Ce qui est très plaisant et nous permet de les voir sous un autre jour. Une petite fille qui rêve, un cambrioleur amoureux, trois voleurs dans un remake de la tragédie antique de Philoctète, un présentateur de télévision, une vieille dame, un chien mélancolique, un pompier, un artiste… L’écriture est très agréable et suivant les histoires nous apporte toutes les émotions, le rire, les larmes et nous fait réfléchir sur la vie, la solitude, l’amour avec gravité aussi et par moment une petite note philosophique. Comme dans les tragédies grecques il y a une unité de lieu dans tous ces récits, le toit d’un immeuble situé près de la gare du Nord où se trouve cette chaussure. Chaque histoire va nous apporter une solution quand à la présence de cette dernière sur ce toit. Mais toutes ces solutions sont différentes, arrivé à la fin du livre nous n’en savons pas plus, le mystère n’est pas résolu. Mais ce n’est pas plus mal car c’est une ouverture, le lecteur peut à son tour imaginer une histoire…
Un petit roman à ne pas manquer, très divertissant, de quoi trouver chaussure à son pied (jeu de mots qui a du être fait un nombre incalculable de fois j’imagine).
« Comment peut-on s’acharner ainsi contre son propre bonheur, comme si c’était quelque chose d’insupportable ? Démolir consciencieusement ce qui peut les rendre heureux, ne pas savoir résister au doute. Et tu ne peux rien contre ce sentiment de solitude qui les tenaille. »
« Je crois que c’était un garçon idéaliste et ça c’est terrible. Peut-être beaucoup trop sensible pour être un jour heureux. 9a me faisait de la peine pour lui, parce que j’ai découvert combien il devait se sentir seul, à rechercher l’âme sœur sans jamais la trouver. »
« Il était épuisé de solitude. »
Nietzsche « Nous avons l’art, pour ne pas périr de la vérité. »
lundi 11 mai 2009
« Golden Gate » Vikram Seth
Ce roman se déroule dans le San Francisco des années quatre-vingt et met en scène des personnages à la recherche de l’amour : un cadre de Silicon Valley, une artiste, une avocate… mais aussi des chats, un iguane. Tout ce beau monde est en proie à ses émotions et ses sentiments : carrières, amitiés, amours, ruptures dans un débat anti-nucléaire.
« Golden Gate » est un roman qui nous immerge dans son histoire avec des personnages attachants qui nous ressemblent par leurs qualités et leurs défauts. Nous sommes vraiment enrôlés dans le tourbillon de cette ode.
Mais ce roman est presque unique par son écriture qui peut dérouter mais qui séduit de suite. En effet Vikram Seth a écrit son roman sous forme de sonnets, ce qui se traduit par des paragraphes de quatorze vers en alexandrins. Ce livre est donc rempli d’une musicalité et d’une légèreté étonnante. L’auteur a voulu rendre hommage à Pouchkine qui avait célébré Saint-Pétersbourg avec son roman en vers « Eugène Onéguine ». Pour lui ce sera San Francisco une ville où il a fait ses études. Autre trait amusant dans l’écriture est que Vikram Seth n’est pas simplement le narrateur de l’histoire mais il parle directement à son lecteur.
Une lecture vraiment agréable. A noter que ce roman a été écrit et publié en 1986, et que la traduction et la publication française date de cette année seulement.
Phil s’exprime avec fougue et ses yeux sont brillants.
Ed pense à la première fois qu’ils se sont vus.
Le temps a déformé les rails si rassurants
Qu’il avait cru voir s’étendre
à perte de vue.
Il s’agit d’autre chose, à chaque retrouvaille,
Pas seulement son cœur qui d’un coup tressaille
Pas seulement l’afflux de sang à son visage
Ou cette sensation d’échapper au naufrage
Quand il sent se poser sur lui les yeux de Phil,
Mais quelque chose d’infini et de serein
Et qui
telle une marée l’emporte très loin.
C’est le sel de l’amour humain qu’un cœur docile
A répandu à la surface de son être -
Et qui va l’apaiser, ou le ronger, peut-être.
________________
Toute passion ne peut que mener au désastre.
________________
Nous avons pu constater que l’euphorie,
Comme le traumatisme, est une catalyse
Qui nous pousse à agir, là où l’ergoterie
Nous maintient immobile et souvent nous enlise
(Le fait est que parfois nous traversons le bonheur
Dès lors que nous avons su balayer nos peurs)
_______________
Comprenant mais trop tard à quel point il l’aimait,
Il senti tout son être et trembler et
se tordre,
Son esprit bascula dans le plus grand désordre,
Il comprit qu’il n’aurait plus jamais désormais
La force de survivre, et que son existence
Avait perdu sa raison d’être et tout son sens.
dimanche 10 mai 2009
Mon panier musical
J'ai fait mon petit marcher musical sur iTunes:
Orange and Lemons: "Let me" , "Pinoy Ako"
Dreams Come True: "Song of joy"
Solange: "T.O.N.Y."
Judy Torres: "Faithfully"
LeAnn Rimes: "Can't fight the moonlight"
vendredi 8 mai 2009
Une journée à Nice
Aujourd’hui j’ai passé une magnifique journée à Nice avec ma jolie Séverine et le petit Ewan qui aura 2 ans en aout. Cet enfant est adorable toujours souriant et gentil. Au restaurant il n’a pas voulu manger son plat tout prêt Blédichef ou quelque chose comme ça, mais il a picoré avec plaisir dans nos assiettes dans le wok au saumon de sa maman et mon wok curry poulet canard puis dans nos desserts : fondant au chocolat. Il est bien ce petit il connaît les bonnes choses, surtout que sa maman lui prépare toujours de bon repas et très rarement des Blédichef.
Ensuite une belle et longue ballade sur le bord de mer, un tour à la plage pour jeter des cailloux dans l’eau. Et retour à la maison pour une partie de ballon, du vélo et du jardinage.
Voilà une superbe journée avec Séverine que je n’avais pas
vu depuis décembre. Par contre demain il faut retourner travailler… Je n’ai
vraiment pas envie…













