BUH by PTIT SUSHI

Mon Amour, mes joies, mes peines... Mais aussi mes lectures, mon cinéma, ma cuisine... Et en plus je suis gay... Mais plein d'espoirs...

dimanche 20 décembre 2009

"Les paupières" Yoko Ogawa

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Avec une écriture fluide et claire Yoko Ogawa nous entraine dans des histoires un peu inquiétantes avec une petite touche de fantastique et d'originalité. Elles ont toutes une ombre de mystère qui parfois nous laisse un peu insatisfait quand à la fin du récit où notre imagination doit prendre alors le relais. Mais ces nouvelles sont remplies d'une certaine poésie et aussi d'une grâce. On retrouve des thèmes récurants comme le sommeil, l'écriture et la différence. Dans ses nouvelles Yoko Ogawa fait une belle analyse de l'inconscient de ses personnages face à la vie.  Un livre fluide et mystérieux comme les remous d'une rivière.  

 


 

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dimanche 13 décembre 2009

"L'obsession Vinci" Sophie Chauveau

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Après "La passion Lippi" et "Le rêve Boticelli", Sophie Chauveau nous emmène encore une fois dans le grand siècle de Florence et présente une biographie romancée de Léonard de Vinci. 

Léonard de Vinci, le peintre, l'inventeur, le scientifique est un bâtard qui a trouvé refuge dans un atelier. Le début de sa vie est rythmé par sa passion des arts et de la fête, une nuit dans les prisons de la Seigneurie, la correction de son père qui le laisse pour mort… On découvre un homme remplie de créativité, de passions, à la recherche de reconnaissance. Pour cela il veut exceller dans tous les domaines, mais de toucher à tout, de sa curiosité vont naître un appétit de connaissance qui va l'empêcher de finir tout ce qu'il commence. Ses commandes ne s'achèveront pas, ses mécènes ne le soutiennent plus. Et ajouté à cela ses débauches sexuelles vont ruiner sa réputation. 

Cette reconnaissance qu'il a du mal à trouver à Florence, à Milan, à Venise, à Rome, il l'a trouvera à la fin de sa vie en France.  

Sophie Chauveau écrit un roman haut en couleur avec une écriture rythmée comme son héros, une belle fresque du quattrocento (même si l'auteur insiste trop lourdement sur la vie sexuelle de Vinci). 

 


 

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jeudi 19 novembre 2009

“Bye-bye Barbary Lane” Armistead Maupin

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Il s’agit du sixième episode des “Chroniques de San Francisco”. Nos héros ont tous maintenant quitté le N° 28 de Barbary Lane, mais les liens si forts qui les unissaient souffrent de la vie qui passe. Nos personnages vont de l’avant malgré tout. Mary Ann est maintenant une présentatrice télé très populaire. Son mari, Brian s’est associé avec  Michael dans sa jardinerie. Ce dernier est séropositif et veut s’engager plus activement. Burke revient de New-York en brillant producteur.

Je dois avouer que j’ai retrouvé avec un immense plaisir tous nos héros. Même si cet épisode est quand même moins prenant que les précédent, sa lecture est toujours agréable. Ce qui ne m’empéchera pas de lire les deux derniers tomes.

Episodes précédents: "D'un bord à l'autre" .


 

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samedi 7 novembre 2009

"Le Palais des Miroirs" Amitav Ghosh

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En 1885 le royaume birman s'effondre, le roi et sa famille sont envoyés en exile par les britanniques. Un jeune indien de onze, Rajkumar, pénètre dans le Palais des Miroirs pendant les émeutes, son regard croise celui de Dolly, une fillette de six ans qui s'occupe des princesses. Il va en tomber amoureux. Son but sera de devenir riche et de la retrouver.

Dans cette incroyable fresque qui traverse tout le vingtième siècle, Amitav Ghosh nous fait traverser la Birmanie, l'Inde et la Malaisie, et l'histoire de cette région, avec les deux grandes guerres, la colonisation anglaise et la décolonisation, l'impérialisme japonais, le communisme…

Les personnages sont attachants et nous suivons avec passion leurs aventures, leurs amours, leurs peines à travers l'histoire où alternent des scènes de vie et un suspens qui nous transportent loin. Et bien sûr la qualité littéraire n'est pas en reste, Amitav Ghosh écrit toujours avec un style fluide et un regard d'ethnologue sur les us et coutumes de ces régions.

"Le Palais des Miroirs" est un passionnant roman. 

Et aussi "Le pays des marées".

 

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dimanche 4 octobre 2009

"Le voyage en hiver" Amélie Nothomb

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"Il n'y a pas d'échec amoureux", Zoïle va détourner et faire exploser l'avion dans lequel il va monter. En avance de quelques heures, il va mettre par écrit son histoire d'amour avec Astrolabe, qui l'a menée à cet acte.

"Le voyage en hiver" est une petite histoire, avec des personnages ennuyeux et stériles, une accumulation de traits grotesques et de mauvais goûts. Mais où sont cet humour ravageur, cette originalité, cette fantaisie qui caractérisaient ses romans? Pourtant ce titre emprunté à Schubert est si beau. Il n'y a pas d'échec amoureux mais il y a des romans qui sont des échecs. Heureusement dans la bibliographie d'Amélie Nothomb d'autres romans sont là pour rappeler son talent, son humour et ses univers décalés. 

 

 

 

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samedi 29 août 2009

« Le Portrait de Dorian Gray » Oscar Wilde

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Dorian Gray est un jeune homme magnifiquement beau. Le peintre Basil Hallward séduit par ce dernier en fait son portrait, une œuvre fascinante, le plus beau tableau du peintre. Dorian Gray en est lui-même subjugué. Il va devenir jaloux de son propre portrait, et veux garder à jamais sa beauté, « Si le tableau pouvait changer tandis que je resterais ce que je suis ! ». Le vœu va être exaucé… Dorian Gray restera éternellement jeune et le portrait vieillira à sa place. Il mènera une vie libre, à la recherche du plaisir sans aucune morale. Mais son portrait reflétera alors toute la noirceur de son âme.

Oscar Wilde écrit un roman fantastique, mais ce n’est pas que cela, « Le portrait de Dorian Gray » est aussi un conte philosophique. On y retrouve les grands thèmes : l’art, la beauté, la vie, la mort, le bien, le mal, la morale… Et bien sûr une écriture magnifique.

 

« J’éprouvai le sentiment étrange que le Destin me réservait des joies exquises et d’exquises souffrances. »

« Il me serait impossible d’être heureux si je ne le voyais pas tous les jours. Il m’est absolument Indispensable. »

« L’atelier était plein de l’odeur puissante des roses, et quand une légère brise d’été souffla parmi les arbres du jardin, il vint par la porte ouverte, la senteur lourde des lilas et le parfum plus subtil des églantiers. »

« La fatalité veut que l’on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard. »




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lundi 17 août 2009

« Voyage au centre de la Terre » Jules Verne

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Je ne vais pas raconter l'histoire, tout le monde connait ce livre. Simplement un bon moment de lecture qui rappelle l'enfance.

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samedi 1 août 2009

« L’arrière-saison » Philippe besson

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Ce roman est né à partir d’un tableau d’Edward Hopper « Nighthawks ». En voyant cette femme en robe rouge entourée de trois hommes dans un café, Philippe Besson a imaginé une belle histoire.

Un soir de fin d’été à Cape Cod, Louise attend son amant, Norman, qui doit rompre avec sa femme. La porte du café s’ouvre mais c’est Stephen son ancien fiancé qui l’a quitté cinq ans auparavant. Stephen son grand amour, les blessures et les douleurs du passé reviennent. Mais pourquoi est-il ici ? Ben le serveur est témoin de ces retrouvailles, comme il a été témoin de leur amour. Dans ce huis clos tout en mélancolie Philippe Besson fait une brillante analyse des sentiments des personnages. Il décrit avec justesse et sobriété les sentiments et les pensées de chacun. A la fois déçus, blessés et amers l’écriture va dévoiler le cœur et l’âme des personnages par une alternance de dialogues et de pensées. Ces retrouvailles vont se dérouler dans une unité de temps et d’espace comme dans une tragédie grecque.

Le temps à l’intérieur du café semble suspendu et s’écouler lentement contrairement à la lecture qui passe très vite malheureusement. Les idées de chacun cheminent sur le passé, le présent, ce passé que l’on ne peut effacer, comme ses blessures mais qui nous font vivre. Un roman tout en nuances, Philippe Besson nous peint un très joli tableau.

 

« Il se rend compte à cette occasion qu’il n’a sans doute conservé d’elle que ses bons côtés, et qu’il a effacé, inconsciemment ou non, les autres. Il a fait d’elle un être idéal, dénué de défauts, de déficiences, de difformités. Au fond, avec le temps, les images d’hier sont devenues imprécises, simplificatrices. Ce qui surnage, c’est le bonheur des années passées ensemble et l’apparence d’un être presque irréprochable. »

« Le temps traversé en dehors d’elle n’a pas été traversé sans elle. »

« Lorsqu’on s’est tu, une fois, on se tait pour toujours, même si on assure, la main sur le cœur, qu’on parlera la prochaine fois. » 

« Il se rappelait les jours heureux, les rires, l’insouciance, la frivolité, la fluidité. Se rappeler cela, c’était sa façon de rendre hommage à ce qu’ils avaient été, de les protéger d’une désuétude misérable. »

« Il leur renvoie aussi, le temps écoulé, la viduité des années de leur séparation, les morsures de l’absence, et la joie candides des retrouvailles. »

« Il croit que les temps faciles sont derrière lui, que les années heureuses appartiennent au passé, que désormais, ce sera autre choses. »

« Les souffrances font partie de l’existence, elles ne peuvent pas nous être épargnées mais elles valent cent fois mieux que les moments insipides, elles sont le prix à payer pour affirmer ce qu’on est et accomplir ce qu’on a décidé. »

 

A lire absolument: "Un homme accidentel"

" Se résoudre aux adieux ", "Un garçon d’Italie", "Son frère"…


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vendredi 24 juillet 2009

« Le chocolat d’Apolline » Michel Cyprien

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Apolline enseigne la philosophie cela lui a permis de s’assumer sa grosseur et de vivre avec sa passion pour le chocolat, le cinéma et les visites chez sa mère tyrannique qui lui rappelle sans cesse depuis son enfance qu’elle est grosse. Au moment où nous la découvrons Apolline est arrivée à un stade de sa vie où elle va vouloir se libérer de toutes ses entraves du passé.

Mais ce roman n’a aucun intérêt ni pour l’écriture, ni pour l’histoire qui par moment devient plus ridicule que cocasse avec des histoires de sexes ou de politiques. Aucun intérêt !

 « Elle pense à cet incessant écartèlement qu’il faut vivre chaque jour entre les instants de bonheur et de misères, les vérités et les mensonges, l’intransigeance et la compromission, le rire et les larmes, la possession et le dépouillement, l’amour et l’indifférence. »

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dimanche 19 juillet 2009

« Cette histoire-là » Alessandro Baricco

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« Cette histoire-là » nous plonge dans la vie d’Ultimo Parri né au début du XXème siècle. Le roman débute avec le récit épique de la célèbre course automobile Versailles-Madrid de 1903. Ensuite nous nous retrouvons dans la campagne italienne. Ultimo n’a que sept ans quand son père, Libero, décide d’abandonner l’élevage et l’agriculture pour monter un garage. Un garage dans une région où il n’y a pas de voitures. Les hasards aidant il va devenir le mécanicien du comte d’Ambrosio et le suivre dans ses courses automobiles. Influence par l’automobile, Ultimo lui rêve de construire une route, une route idéale avec des courbes parfaites.

Ce rêve ou plutôt cette quête d’Ultimo va nous faire voyager au cœur du XXème siècle. Nous allons traverser la bataille de Caporetto de 1917 qui fût une défaite pour l’armée italienne, puis l’Amérique des années 20 avec une princesse russe qui a fui la révolution bolchévique. Nous allons donc voyager dans ce siècle avec des personnages qui se cherchent et cherchent leur rêves.

 Avec un style bien particulier Alessandro Baricco construit son histoire en sept chapitres qui sont bien distincts tant dans le récit que dans l’écriture. Et cela ne gène pas du tout la fluidité du roman qui est un peu comme un puzzle autour de la vie d’Ultimo.

Mais les meilleurs romans d’Alessandro Baricco sont bien sûr « Soie » et « Océan mer ».

 

« Les gens vivent des années et des années, mais en réalité il y a seulement une petite partie de ces années-là qu’ils vivent vraiment, et ce sont les années où ils réussissent à faire ce pour quoi ils sont nés. Là, alors, ils sont heureux. Le reste du temps, c’est du temps qu’ils passent à attendre ou à se souvenir. Quand tu attends ou quand tu te souviens, m’a-t-il dit, tu n’es triste ni heureux. Tu as l’air triste, mais c’est juste parce que tu es en train d’attendre, ou de te souvenir. Ils ne sont pas tristes, les gens qui attendent, pas plus que ceux qui se souviennent. Ils sont simplement loin. »

 

« C’est peut-être vrai, ce qu’il dit, que tous les chemins sont circulaires et qu’ils ne mènent pas quelque part mais à l’intérieur de soi, parce que le brouillard de nos peurs est trop épais, et que les routes qui ont l’air de mener ailleurs sont des illusions. »

 

« Je n’ai plus d’illusions sur la noblesse des gens, et c’est pourquoi je sais apprécier chez eux cet art inestimable de cohabiter avec leurs propres imperfections. »

 

« Elle pensa alors au chaos infini que sont toutes les vies, et à l’art incomparable de ce qui parvient à l’exprimer en une figure unique, achevée. Et elle comprit ce qui nous émeut dans les livres, dans le regard des enfants et dans les arbres solitaires, au milieu de la campagne. »

« Rien n’a d’importance, c’est la seule chose que je veux. Je veux quelque chose qui est perdu. »

 

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