dimanche 6 juillet 2008
« La Môme »
Le destin d’Edith Piaf est incarné par une Marion Cotillard exceptionnelle. Un César et un Oscar bien mérités. La mise en scène, les décors, les acteurs tout est exceptionnel. Un seul petit bémol le montage qui est un peu confus, heureusement la vie d’Edith Piaf est connue, ce qui nous permet de ne pas nous perdre dans la chronologie. Et les chansons de Piaf… On a envie de chanter avec… Un grand moment de cinéma rempli d’émotions.
mercredi 2 juillet 2008
« Sagan » de Diane Kurys
Le film commence avec la publication de « Bonjour tristesse », le premier roman de Françoise Sagan et son fulgurant succès. L’amour, les fêtes, le jeu, l’argent, le succès, les scandales, sa générosité, mais aussi ses caprices, sa solitude, sa vieillesse et sa ruine… On y découvre une femme libre, anticonformiste ayant toujours un bon mot, le sens de la formule, mais fragile.
Diane Kurys réalise un film magnifique, émouvant et bouleversant. Le scénario est fluide, on ne voit pas passer les deux heures. La photo, les décors sont sublimes. La musique aussi douce et mélancolique enveloppe le film de sa tendre tristesse.
Et le tout est porté par l’interprétation magistrale et époustouflante de Sylvie Testud qui est exceptionnelle. Elle est Sagan ! Un rôle qui sera sans aucun doute récompensé par de nombreuses récompenses. Pierre Palmade aussi n’est pas en reste, ainsi que Jeanne Balibar.
Un film émouvant, drôle, triste, passionnant jusqu’à la dernière minute. A ne pas manquer.
« J’ai toujours vécue sans compter, l’argent, le temps, tout à filé »
« Aimer quelqu’un c’est aussi aimer le bonheur de quelqu’un »
« Il m’arrive de trouver que la vie est une horrible plaisanterie »
« Il est plus urgent de vivre que de compter »
« Donner la vie à des personnages qu’on ne connaît pas c’est beaucoup plus drôle que de parler de soi. C’est aussi une façon intelligente de tromper sa solitude et d’oublier qu’il vous manque l’essentiel »
Un autre film de Diane Kurys que j’avais beaucoup aimé « Un homme
amoureux » en 1987. (Il y avait dans ce film, je m'en suis apercu quelques années plustard, pour moi un côté prémonitoire)
dimanche 29 juin 2008
« Ratatouille »
Rémy est un jeune rat passionné de cuisine, qui possède un nez et une imagination culinaire impressionnante. Il adore Gusteau le grand chef étoilé et suit toutes ses émissions culinaires à la télévision. Et puis tout son monde s’écroule, Gusteau meurt, il est obliger fuir la maison où il vivait avec toute la colonie de rats et se retrouve seul dans les égouts de Paris. Par le plus grand des hasards Rémy atterrie dans la cuisine du chef Gusteau. Un chef arriviste le remplace, un petit nouveau pas dégourdi et le rêve de Rémy va peut être se réaliser.
Des images magnifiques, un scénario sans temps mort, drôle, émouvant, tout pour faire un excellent film. Une France représentant la gastronomie, la cuisine, le bon goût, Paris, la Seine… Et en plus de cela une morale et des belles valeurs mises en avant.
Ce film est un régal. J’ai faim maintenant moi !
lundi 23 juin 2008
« Priscilla folle du désert »
Ce soir j’ai revu avec plaisir à la télévision « Priscilla folle du désert ». Un road-movie amusant, drôle et touchant mais aussi rempli de mélancolie et de tristesse.
Deux homosexuels et un transsexuel, drag-queen, quittent Sydney pour aller jouer dans un casino à Alice Springs. Pour traverser le désert ils achètent un bus qu’ils nomment Priscilla. Dans le bush ils vont découvrir l’hostilité des populations rurales, mais aussi l’hospitalité des aborigènes, eux aussi communauté exclue. Tout cela dans les décors grandioses de l’Australie avec de magnifiques costumes, et la musique des années 70-80 avec des répliques hilarantes, des situations comiques et tragiques, de la folie et de la gaieté.
Un très beau film qui prône la tolérance, rempli d’humanité
et de sensibilité.
mardi 1 avril 2008
« Crimes à Oxford »
Martin (Elijah Wood) arrive à Oxford pour suivre des cours
de mathématiques. Son rêve est de pouvoir étudier avec Arthur Seldom (John
Hurt) un grand professeur de mathématique et de logique. En rentrant chez sa
logeuse, une vieille dame qui déchiffrait les messages codés allemands pendant
la guerre, Arthur tombe sur le professeur et tous les deux vont découvrir la
vielle dame assassinée. Mais ce n’est que le premier cadavre d’une série, où
tous sont annoncés par des symboles qui forment une suite mystérieuse. Martin
et le professeur Seldon vont mener l’enquête.
« Crimes à Oxford » est
un excellent thriller digne d’un roman d’Agatha Christie avec cette atmosphère typiquement
britannique, des rebondissements, et un suspens jusqu’à la dernière minute. L’intrigue
est entourée de mystères mathématiques avec π, le nombre d’or, les suites de Fibonacci et les pythagoriciens. Amusant je viens de lire une biographie de
Pythagore. Et l’ambiance est vraiment captivante. Visuellement le film est
aussi une grande réussite avec des plans très intéressants comme la longue
scène séquence, qui nous conduit au cadavre, fimée d’une seule traite sans
coupure, ça m’a fait penser à Hitchcock, comme dans le film « La corde »
tournée en 3 séquences. On découvre aussi les bâtiments historiques d’Oxford
superbement filmés. Par contre il y a quelques scènes un peu dures aussi. Sans
oublier les acteurs excellents et les extraordinaires yeux d’Elijah Wood,
vraiment hypnotisants.
lundi 18 février 2008
« P.S. : I Love You »
Bon, même si c’est un film pour fille, j’ai bien aimé, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai ressenti des émotions et c’est là le principal.
Holly et Jerry forment un jeune et joli couple amoureux. Mais Jerry meurt soudainement à cause d’une tumeur au cerveau. Holly sombre alors dans une dépression. Le jour de ces 30 ans elle reçoit un gâteau et un message enregistré de son défunt mari. Ce n’est que le début d’une série de lettres post-mortem écrites par Jerry pour redonner le goût de vivre à sa femme.
Mais ce n’est pas un mélodrame, il s’agit d’un film à la fois drôle et émouvant. Les effets et les acteurs sont très bien.
Hilary Swank est vraiment très belle et pétillante dans le rire ou les larmes, ce rôle de comédie lui va très bien. Gerard Butler est superbe et charmeur (autant par son jeu que son physique) avec ce personnage mort mais plein d’énergie, amoureux de la vie et de sa femme. Sans oublier Harry Connick Jr qui est très touchant dans sa composition. Harry Connick Jr est un brillant pianiste, passionné de jazz. J’ai un vieil album de lui « France I wish you » qui reprend ses grands standarts, notamment le musique qu’il avait écrite pour « Quand Harry rencontre Sally » un des films cultes de ma jeunesse.
La réalisation est bien rythmée, alternant des passages tristes qui font venir les larmes aux yeux et d’autres hilarants qui font aussi pleurer avec des dialogues qui font mouches.
Bref un film agréable où l’on ne voit pas les deux heures passer.
P.S. : I Love You.
lundi 21 janvier 2008
« Elizabeth : l’âge d’or »
Dans un premier volet sorti en 1998 on découvrait l’éducation et les débuts du règne d’Elizabeth. Dix ans après ce deuxième film nous relate la suite du règne d’Elizabeth trente ans plus tard.
En 1585 l’Europe est au prise d’une guerre de religion menée par Philippe II d’Espagne soutenu par l’Eglise de Rome. Ce dernier veut renverser Elisabeth, la reine hérétique car protestante. Sa cousine catholique, Marie Stuart, emprisonnée cherche à récupérer le trône d’Angleterre. Face à la guerre, face à la conspiration, Elizabeth mène ces combats mais aussi un combat contre ses sentiments. Elle restera la « reine vierge ».
« Elizabeth : l’âge d’or » est un film visuellement éblouissant, majestueux, royal. Les costumes, les décors, la mise en scène, la photo, la musique, tout est magnifique. On assiste à une succession de tableaux de grands maîtres de la peinture. Ajouté à cela la performance des acteurs est à la hauteur. Notamment Cate Blanchett qui campe une Elizabeth complexe à la fois futile, insouciante mais aussi jalouse, autoritaire et tyrannique. Et qui va avoir un statut quasi divin à la fin du film. Cate Blanchett a formidablement su interpréter l’autorité extérieure de la reine mais aussi ses tourments intérieurs. Une prestation époustouflante qui lui vaut une récompense aux Oscars ainsi qu’à Geoffrey Rush, et une nomination à Clive Owen et Samantha Morton.
Une fresque historique à ne pas manquer.
lundi 10 décembre 2007
Shortbus
Que dire sur ce film… Le plus simple est de faire comme d’habitude une présentation de la situation.
L’histoire se déroule à New York et raconte une séquence de la vie de plusieurs personnages en proie à des problèmes et des questionnements sur leur sexualité. Et ils se croisent tous dans un Club le Shortbus. Le Shortbus est un club sans tabous qui permet de vivre ou pas de nouvelles expériences sexuelles. Il y a Sofia qui est sexologue et qui malgré l’amour qu’elle éprouve pour son mari n’arrive pas à avoir d’orgasme. Elle va croiser Severin, une maîtresse dominatrice SM qui à des problèmes avec son nom et de relation avec les autres. Il y a aussi un couple gay, James et Jamie, patient de Sofia. James veut ouvrir leur relation à un troisième individu, Jamie n’en a pas spécialement envie mais l’accepte par amour pour James qui choisi Ceth qui lui-même admire le couple en secret. Etrangement James se film tout le temps dans toutes les situations. Et en même temps un voisin habitant en face l’espionne.
Au premier abord Shortbus est un film pornographique avec de nombreuses scènes de sexes pas du tout simulées. Mais en même temps ces scènes s’intègrent bien dans l’histoire et le propos du film, qui est une recherche sur la sexualité, comment elle est vécue aujourd’hui, la recherche entre l’amour et le sexe, réussite, ratage, libérés et coincés. Je trouve que le ton est à la fois léger, drôle et tragique, ce qui fait que les séquences X passent plus facilement.
Ce film m’a fait faire un rapprochement, qui va peut-être choquer certains, mais l’histoire se passe à New York, les personnages sont tous névrosés, le ton est sérieux et à la fois comique, donc tout cela m’a fait penser aux séries New Yorkaises de Woody Allen. Mais bon un pseudo Woody Allen trash et pornographique. Entre parenthèse j’aime beaucoup les films de Woody Allen.
Donc j’ai quand même apprécié le film, même si je ne suis pas vraiment à l’aise devant les scènes X ( : D ;) ) Il traduit simplement la sexualité d’aujourd’hui où le but principal est la recherche de plaisir, avec une part moins importante pour l’amour qui malgré tout après de nombreuses péripéties va triompher.
J’ai surtout beaucoup apprécié la BO qui est vraiment très belle. Et aussi le survol de New York représenté par une maquette où la caméra se déplace pour conduire le spectateur d’un lieu à un autre.
Un film pas du tout politiquement correct mais qui réussi une belle étude de personnages perdus dans les méandres de l’amour du sexe et du plaisir.
vendredi 30 novembre 2007
« My Blueberry Nights » de Wong Kar-Wai
Elisabeth (Norah Jones) qui vient de rompre laisse les clés de l’appartement dans un café où son ami venait parfois manger. Souvent elle repasse voir s’il est venu les chercher et se lie d’amitié avec le patron (Jude Law). Pour essayer d’oublier elle quitte New York et traverse le pays en travaillant comme serveuse. Elle va faire des rencontres et voir que d’autres personnes souffrent aussi de solitude, de vide et de manque d’amour : un policier quitté par sa femme, une joueuse de poker qui manque de chance.
La trame du film est toute simple, l’amour, le manque, la souffrance, le temps qui passe, le fait qu’on ne voit pas ce que l’on a à porté de main : « Parfois la distance physique entre deux personnes peut être courte mais la distance émotionnelle se mesurer en kilomètres. My blueberry nights porte un regard sur ces éloignements, de différents points de vue. J'ai voulu explorer ces étendues, aussi bien au sens figuré que littéral et les distances qu'il faut parcourir pour en venir à bout ».Sur ces thèmes Wong Kar-Wai réalise un film magnifique subjuguant.
L’image est envoûtante et esthétique, de l’art pur. On retrouve vraiment la griffe du réalisateur par ses couleurs chaudes, ses lumières, ses plans filmés avec des ralentis, des travellings, des gros plans, ses scènes où les personnages n’apparaissent pas au premier plan mais derrière une vitre, un détail de décors, on à l’impression que la caméra caresse les acteurs. Des acteurs sensibles et à fleurs de peaux qui rendent leurs personnages vraiment attachants.
Un film avec toute l’esthétique de WKW qui est comme dans les précédents mis en valeur par une musique sublime très jazzy et soul cette fois-ci (dont une chanson interprété par Norah Jones) qui colle parfaitement aux couleurs (je vais aller acheter la BO sous peu).
Et la sublime scène du baiser… Une merveille… Je crois le plus beau baiser de tout le cinéma…
Une pure merveille, un chef d’œuvre, même si cette fois ci on ne retrouve pas les charmes de l'asie.
Vu en VO.
jeudi 29 novembre 2007
« La nuit nous appartient »
En 1988 à New York, Bobby s’occupe d’une grande boite de nuit branchée qui appartient à des Russes. Il veut encore plus réussir et pour cela cache que son père et son frère sont de brillants policiers new-yorkais. Un soir la police fait une descente dans la boite pour essayer d’arrêter un trafiquant de drogue russe, neveu du patron du night club. Quelques jours plus tard son frère se fait tirer dessus. Bobby se trouve donc pris entre deux camps.
Ce n’est pas le genre de film que j’aime voir au cinéma, violence, drogue… plutôt à la télévision. Mais c’est un excellent film qui narre à la fois une histoire de gangsters et une tragédie familiale, sombre et très intense avec un bon scénario, et une réalisation impeccable. Les personnages sont vraiment bien étudiés avec une vraie psychologie et superbement interprétés par des acteurs (Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Robert Duvall et Eva Mendes) qui suscitent de vraies émotions. Je n’ai pas été déçu.
Par contre demain je vais voir un cinéma que j’aime, un réalisateur que j’apprécie énormément Wong Kar-Wai et son dernier film « My Blueberry Nights ». C’est son premier film américain avec Jude Law et Nora Jones. J’avais beaucoup aimé « In the Mood for Love » et « 2046 ». Par contre je n’ai pas vue « Happy Together » (un sujet pour Buh).










