lundi 22 juin 2009
Fin des vacances
Et oui, voilà c’est la fin des vacances ! Une semaine cela passe vite quand même. Et je dois dire qu’après 18 mois de travail j’avais complètement oublié que les vacances finalement c’est bien ! Même si je ne suis pas parti, même si je n’ai rien fait de particulier, même si mon père m’a fait tourner en bourrique, j’ai bien apprécié de ne pas travailler.
Donc voilà déjà une étape de franchie, le fait d’avoir pris des vacances, soit dit en passant imposées par mes patrons.
C’est vrai que pendant ces 18 mois je me suis acharné à travailler pour oublier mes problèmes familiaux, la mauvaise santé de mon père qui malheureusement ne va pas en s’arrangeant et tout simplement pour m’oublier moi, ce refus je ne dirai pas de vivre mais plutôt de profiter de la vie. Ce rejet des personnes que j’apprécie et qui font partie de moi pour toujours quelques soient les chemins de la vie. Je me suis acharné contre mon bonheur, contre le bonheur tout simple d’être avec les personnes qu’on apprécie. Ce sentiment de vouloir fuir son bonheur, de le détruire consciencieusement d’éliminer tout ce qui pourrai rendre heureux. Tout cela en fait je crois pour que le bonheur passé puisse exister toujours en se disant que le bonheur est là et que rien ne pourra le remplacer. Que cette lumière est unique qu’elle a illuminé ma vie un temps mais voilà une telle lumière ne s’allume malheureusement qu’une seule fois dans nos brèves vies.
Et ce sentiment de solitude… J’ai toujours été très solitaire, donc je m’en accommode très bien. Mais on ne peut rien contre ce sentiment de solitude et paradoxalement plus on se sent seul plus on recherche cet isolement. Mais comme je l’ai écrit cela ne me dérange pas et puis en même temps j’ai une vie sociale et j’ai quelques amis, peu mais fidèles. Donc finalement je ne suis pas si reclus que ça. Simplement ma vie se limite à sa simple expression, elle est basique, un travail, des livres, des films, de la musique. Cela me suffit je n’en demande pas plus, je suis heureux comme cela, même si « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » comme l’a écrit Lamartine.
Quand j’y pense, bientôt je vais écrire un nouveau chiffre… Tous ces mois, toutes ces années ont coulé entre mes doigts comme de l’eau… Gaspillé à jamais, mais je ne regrette pas, car c’était un choix simplement pour le bonheur d’autrui.
Et aujourd’hui le téléphone sonne et je vois ta photo, mon cœur se serre. Pour une fois il n’est pas éteint, ou il n’est pas dans mon casier au travail. Je réponds avec appréhension et joie… Ta voix que j’entends, pas sur un répondeur, là directement, tu me parles, je réponds. Tu évoques des souvenirs, le blanc manger… ce délicieux dessert dégusté le premier soir de nos premières vacances dans ce fameux restaurant Le Fournil à Bonnieux… Que dire, qu’écrire… Et ce sandwich que tu vas manger chez Khai Tri tout de suite, là aussi un souvenir… On ne pense qu’à manger…
Que de bons moments avons-nous passés avant que je ne gâche tout. Une chanson joue sur iTunes pendant que j’écris… Mon alter égo…
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