BUH by PTIT SUSHI

Mon Amour, mes joies, mes peines... Mais aussi mes lectures, mon cinéma, ma cuisine... Et en plus je suis gay... Mais plein d'espoirs...

lundi 15 juin 2009

« Les déferlantes » Claudie Gallay

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L’héroïne et narratrice de ce roman est une femme de quarante, qui est employée par le centre ornithologique pour compter les oiseaux près de La Hague. C’est dans ce décor beau et rude à la fois qu’elle essaie de fuir un passé douloureux. Mais d’autres histoires vont resurgir du passé de ces lieux avec l’arrivé de Lambert. Il recherche toujours une explication à la mort de ses parents et de son jeune frère quarante ans plus tôt. Les haines, les jalousies, les rancœurs du passé sont toujours là et vont déferler, avec le vieux Théo, l’ancien gardien du phare, sa femme, sa fille Lilli, qui s’occupe du bar du village, la vielle Nan folle et sorcière. Il y a aussi  Raphaël, le sculpteur qui recherche à retranscrire le désir dans ses œuvres, et sa sœur, Morgane, belle et provocante, et Max le simplet amoureux de celle-ci.

« Les déferlantes » est un roman froid et triste qui ce déroule dans un bout du monde, on a l’impression que ce lieux est un recueil de tous les arriérés et des blessés de la vie. C’est une histoire de solitudes, lente avec une ambiance singulière où les évènements vont arriver, déferler comme le ressac. Ces personnages meurtris par leur passé sont bien étudiés et intéressants dans une histoire remplie de désespoir et de noirceur.

L’écriture est une suite de phrases courtes sans style et sans élégance, par moment on a même l’impression que ce français n’est pas correct… En même temps ce style haché représente bien l’état d’esprit de ces personnages perdus et torturés. Et l’absence de repères dans le temps comme des dates, des âges, des époques donne un petit côté mystérieux à notre reconstitution de l’énigme. Un roman intéressant malgré tout qui mêle à la fois une histoire d’amour et une intrigue policière.

 

"Les sentiments amoureux… Qu’est-ce qui fait que l’on s’éprend, comme ça, au premier regard, sans jamais s’être vu avant ? Il y a des rencontres qui se font et d’autres, toutes les autres qui nous échappent, nous sommes tellement inattentifs… Parfois, nous croisons quelqu’un, il suffit de quelques mots échangés, et nous savons que nous avons à vivre quelque chose d’essentiel ensemble. Mais il suffit d’un rien pour que ses choses là ne se passent pas et que chacun poursuive sa route de son côté."

Posté par Ptit Sushi à 19:07 - Un Sushi dans la Bibliothèque - Commentaires [0] - Permalien [#]

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