vendredi 30 novembre 2007
« My Blueberry Nights » de Wong Kar-Wai
Elisabeth (Norah Jones) qui vient de rompre laisse les clés de l’appartement dans un café où son ami venait parfois manger. Souvent elle repasse voir s’il est venu les chercher et se lie d’amitié avec le patron (Jude Law). Pour essayer d’oublier elle quitte New York et traverse le pays en travaillant comme serveuse. Elle va faire des rencontres et voir que d’autres personnes souffrent aussi de solitude, de vide et de manque d’amour : un policier quitté par sa femme, une joueuse de poker qui manque de chance.
La trame du film est toute simple, l’amour, le manque, la souffrance, le temps qui passe, le fait qu’on ne voit pas ce que l’on a à porté de main : « Parfois la distance physique entre deux personnes peut être courte mais la distance émotionnelle se mesurer en kilomètres. My blueberry nights porte un regard sur ces éloignements, de différents points de vue. J'ai voulu explorer ces étendues, aussi bien au sens figuré que littéral et les distances qu'il faut parcourir pour en venir à bout ».Sur ces thèmes Wong Kar-Wai réalise un film magnifique subjuguant.
L’image est envoûtante et esthétique, de l’art pur. On retrouve vraiment la griffe du réalisateur par ses couleurs chaudes, ses lumières, ses plans filmés avec des ralentis, des travellings, des gros plans, ses scènes où les personnages n’apparaissent pas au premier plan mais derrière une vitre, un détail de décors, on à l’impression que la caméra caresse les acteurs. Des acteurs sensibles et à fleurs de peaux qui rendent leurs personnages vraiment attachants.
Un film avec toute l’esthétique de WKW qui est comme dans les précédents mis en valeur par une musique sublime très jazzy et soul cette fois-ci (dont une chanson interprété par Norah Jones) qui colle parfaitement aux couleurs (je vais aller acheter la BO sous peu).
Et la sublime scène du baiser… Une merveille… Je crois le plus beau baiser de tout le cinéma…
Une pure merveille, un chef d’œuvre, même si cette fois ci on ne retrouve pas les charmes de l'asie.
Vu en VO.
jeudi 29 novembre 2007
« La nuit nous appartient »
En 1988 à New York, Bobby s’occupe d’une grande boite de nuit branchée qui appartient à des Russes. Il veut encore plus réussir et pour cela cache que son père et son frère sont de brillants policiers new-yorkais. Un soir la police fait une descente dans la boite pour essayer d’arrêter un trafiquant de drogue russe, neveu du patron du night club. Quelques jours plus tard son frère se fait tirer dessus. Bobby se trouve donc pris entre deux camps.
Ce n’est pas le genre de film que j’aime voir au cinéma, violence, drogue… plutôt à la télévision. Mais c’est un excellent film qui narre à la fois une histoire de gangsters et une tragédie familiale, sombre et très intense avec un bon scénario, et une réalisation impeccable. Les personnages sont vraiment bien étudiés avec une vraie psychologie et superbement interprétés par des acteurs (Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Robert Duvall et Eva Mendes) qui suscitent de vraies émotions. Je n’ai pas été déçu.
Par contre demain je vais voir un cinéma que j’aime, un réalisateur que j’apprécie énormément Wong Kar-Wai et son dernier film « My Blueberry Nights ». C’est son premier film américain avec Jude Law et Nora Jones. J’avais beaucoup aimé « In the Mood for Love » et « 2046 ». Par contre je n’ai pas vue « Happy Together » (un sujet pour Buh).
12...
mardi 27 novembre 2007
Le froid, des mains, une poche…
Je viens de comprendre pourquoi cette image de mains qui ce tiennent au fond d’une poche m’a marquée… J’en avais parlé dans mon billet sur « La ballade de l’impossible » et j’en ai reparlé sur celui de « La fin des temps ». Je n’avais pas fait le rapprochement jusqu’à maintenant, et un flash à l’instant me rappelle pourquoi. Etrange ce que l’inconscient peut retenir… Une phrase nous marque on ne sait pas pourquoi, une deuxième fois et puis voilà tout s’éclaire ! Tout refait surface.
Un sourire qui éclaire ma journée.
« La fin des temps » Haruki Murakami
De nos jours au Japon la protection des informations est primordiale, la société System est en charge de cela, pour protéger les données notamment de Factory et de ses pirateurs. Le héros est un informaticien spécialiste du brouillage informatique.
Un jour il est engagé par un étrange savant pour brouiller des données. Le livre commence par son entré dans un ascenseur d’un immeuble ultramoderne, un ascenseur tellement étrange qu’il n’arrive pas déterminer s’il monte ou descend. Au bout d’un long moment l’ascenseur s’ouvre et il est accueilli par une jeune fille grassouillette tout de rose vêtue qui lui dit « C’est rat »… Etrange et il n’est pas au bout de ses surprises.
En alternance un autre récit se déroule dans une ville entourée de hautes murailles pleines d’interdits où évoluent d’étranges personnages prisonniers de cette cité et des licornes…
Deux histoires parallèles qui finiront par se rejoindre.
Même si le livre peut sembler déroutant, les personnages n’ont pas de noms, le héros narre l’histoire et les autres sont le savant, la bibliothécaire, la grassouillette, on est de suite aspiré par ces deux récits qui flirtent avec la réalité, le fantastique et le rêve. On retrouve l’écriture et le style propre à Murakami, une écriture simple à la fois réaliste, poétique et avec des traits d’humour qui arrive à installer des atmosphères très différentes pour cette histoire passionnante.
Un livre totalement différent de « La ballade de l’impossible » qui m’avait fait découvrir Haruki Murakami, mais tout aussi passionnant. C’est l’art des grands écrivains de pouvoir surprendre les lecteurs. J’ai bien aimé retrouver dans « La fin des temps » cette même image déjà évoquée dans la ballade de l’impossible, celle de deux héros se promenant dans le froid de l’hiver et se tenant la main dans une poche de leur manteau. Je trouve cela très poétique et en même temps très sensuel.
Une lecture envoûtante et fascinante.
La Pensée du Jour
Nous devrions chaque matin avoir pour première pensée le désir
de consacrer la journée qui commence au bien-être de tous.
dimanche 25 novembre 2007
Marbré Chocolat Blanc et Thé Matcha
4 œufs
150 g de sucre
180 g de farine
1 sachet de levure
120 g de beurre
120 g de chocolat blanc
2 cuillères à café de thé Matcha
Faire fondre le beurre et le chocolat dans deux casseroles différentes.
Mélanger les œufs et le sucre jusqu’à obtenir un appareil mousseux et bien blanc. Puis ajouter la farine et la levure. Une fois le mélange bien homogène rajouter le beurre fondu.
Diviser l’appareil en 2/3 et 1/3.
Dans la partie 2/3 verser le chocolat blanc fondu.
Dans l’autre mélanger les 2 cuillère à café de Matcha.
Dans un moule à cake beurré verser la moitié du mélange au chocolat, puis après le mélange Matcha et recouvrir avec le reste de l’appareil chocolaté.
Faire cuire environ 50 minutes dans un four préchauffé thermostat 180°. 





Petites informations pour les curieux :
Le Matcha est un thé vert réduit en poudre très fine que l’on trouve au Japon dans la région de Aichi.
Par contre le Matcha ne se prépare pas comme les autres thés, il doit être battu avec un fouet dans de l’eau chaude. C’est le thé utilisé dans la célèbre cérémonie du thé japonaise, mais aussi dans les pâtisseries, les glaces et de nombreuses boissons alcoolisées ou non.
Il y a plusieurs variété de Matcha, le plus courant est l’Usucha qui provient de pousses de plants de thé qui ont moins de 15 ans. L’autre variété est le Koicha qui va permettre de réaliser un thé plus épais de meilleure qualité et donc plus cher, son goût est plus doux et moins amer. Le Koicha provient de plantes cultivées à l’ombre et ayant moins de 30 ans.
Fuite en avant ?
Hier soir j’étais invité pour un anniversaire. Et j’avais complètement oublié, on m’avait averti il y a plus de dix jours et je n’avais pas eu de confirmation depuis. Donc j’avais complètement zappé, et à 21h je reçois un coup de fil, moi tout penaud, j’arrive dès que possible.
Je me douche, m’habille et je pars. Arrivé je tourne pendant plus de trois quart d’heure, finalement je trouve une place pour me garer, quinze minutes de marche à pied et j’arrive en bas de l’immeuble je vois la lumière, les ombres chinoises de mes amis, j’entend un peu de musique, des rires, une soirée en petit comité que avec des personnes que j’apprécie… Je n’ai pas pu… J’ai fait demi-tour je suis rentré…
jeudi 22 novembre 2007
Piano Bar
Hier soir Anastasia était de passage à l’improviste seulement pour une nuit et repart aujourd’hui après une journée de travail. On s’est donc retrouvé pour prendre un verre au piano bar de l’hôtel Martinez, l’Amiral vers 22h30, et nous avons parlé jusqu’à minuit et demi en buvant des cocktails. Moi qui ne bois jamais je me suis contenté d’un simple Bellini un mélange de champagne et jus de pêche frais (pas du sirop comme on trouve souvent) et Anastasia un Cotton Club, un cocktail à base de vodka bien sûr, origine russe oblige.
Un agréable moment accompagné par un joli piano joué par une jeune femme talentueuse et aussi par l’adorable Jimmy qui joue pour sa dernière saison après plus de vingt ans de présence à l’Amiral.
Ma seule sortie nocturne pour toutes ces vacances.
mardi 20 novembre 2007
« Pissenlits et petits oignons » Thomas Paris
Monsieur Koulechov est entrepreneur de pompes funèbres en Bretagne. Un jour il doit s’occuper des funérailles d’Emile Lécuyer, le seul problème est que deux femmes se présentent pour l’enterrer chacune dans son propre village.
Un roman de gare où l’histoire et le style n’ont aucun intérêt.







